La pandémie du coronavirus nous frappe de plein fouet. Ceux qui doutaient que la maladie était dans nos murs doivent en être convaincus maintenant. Chacun de nous connait au moins une personne testée positive ou qui présente tous les symptômes de la maladie, mais qui refuse de contacter les autorités sanitaires. Une chose est certaine aujourd’hui, nous sommes tous sous la menace de la Covid-19. Nous sommes tous des suspects. Cela devrait nous porter à respecter au maximum les consignes sanitaires. Dans l’état actuel de nos infrastructures sanitaires, c’est notre seule porte de sortie par rapport à la pandémie.

Malgré le danger que représente le coronavirus, nos politiciens (ou encore une partie de la classe politique) tentent déjà de passer à autre chose. Depuis quelques jours, le débat est plus sur la fin du mandat du président Jovenel Moïse que sur le coronavirus. Dans la tête de ceux qui aspirent à succéder à Jovenel Moïse, il semble que le coronavirus est déjà du passé, alors que officiellement, les cas d’infection explosent. Si les deux premiers cas de Covid-19 inquiétaient tout le monde au point que le gouvernement avait restreint voire interdit jusqu’à nouvel ordre bon nombre d’activités, les 2 000 cas enregistrés jusqu’à dimanche, paraît-il, ne nous surprennent pas. Dans les rues, tout fonctionne comme à l’ordinaire. Ne manquent au décor que les écoliers.