Le budget de cette année, comme dans le passé, provoque des grognes. Chaque secteur est mécontent de l'enveloppe qui lui est allouée. Des associations de juges annoncent même un mouvement de grève illimitée pour dénoncer le "kaka aran" qu'on donne à la justice. Peut-être que les médecins vont suivre les juges pour exiger de meilleurs traitements pour le secteur sanitaire dans le budget de la République. Le secteur éducatif est-il satisfait de son budget ? On sait déjà que la réponse est non. N'était-ce le coronavirus, les professeurs des écoles publiques seraient les premiers à entrer en grève pour toutes sortes de raisons.

Définivement, le budget de la République est un sujet qui fâche. Chaque secteur souhaite avoir le plus grand pourcentage du budget. Ce qui est compréhensible dans la mesure où les besoins sont énormes dans tous les domaines alors que les ressources sont maigres. Face à un tel constat, une utilisation optimale de nos ressources s'impose. Puis, nous devrions trouver les voies et moyens pour créer des richesses en vue de les redistribuer à tous les secteurs au profit de la population. Voilà ce qui devrait nous préoccuper dans le contexte de pauvreté dans lequel nous vivons aujourd'hui.