Depuis son arrivée dans la juridiction de Saint-Marc en mars 2012, Me Massillon Noé Pierre-Louis fait de la détention préventive prolongée son cheval de bataille. « Au cours des années 2015-2016, il n’y avait pas de cas de détention préventive prolongée à Saint-Marc », a précisé le magistrat. Un exploit qui est difficile de rééditer à cause des troubles sociopolitiques, reconnaît Massillon Noé Pierre-Louis. « Aujourd’hui, 40% des détenus sont en détention préventive prolongée », avoue le représentant des doyens au Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ).
Même s’il se révèle difficile d’éliminer le phénomène de la détention préventive prolongée dans la juridiction, Me Pierre-Louis estime que la situation aurait pu être pire si ses collaborateurs et lui ne s’étaient pas mis en quatre pour faire fonctionner le tribunal. Il se félicite des efforts réalisés pendant la période de la pandémie de coronavirus et avant la grève générale des magistrats pour dégorger la prison en vue de protéger les détenus. « En sept jours, nous avons traité 81 cas dans le cadre des audiences au correctionnel, soit 29 décisions en une seule journée», s’enorgueillit Massillon Noé Pierre-Louis, qui estime avoir battu un record au niveau de la justice haïtienne.






Commentaires
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.