Lunettes noires vissées sur le nez, coiffure mohawk, bijoux (bling bling), Prince Vendi, c’est du Katalòg tout craché. S’il a toujours voulu s’habiller comme papa, il a également toujours souhaité devenir un artiste. Selon l’interprète de « Aba X mwen », son fils était dès sa naissance prédestiné pour le monde artistique et le feu des projecteurs. Il n’avait que trois mois quand il posait pour une marque de produits laitiers. « Très tôt, tout le monde a pu détecter ses talents. La musique, particulièrement le rap, a toujours été son dada. Moi, personnellement, je ne l’ai jamais forcé », raconte Vladimyr Étienne.
Croyant dans les potentialités de son troisième fils, Katalòg ne l’a jamais dissuadé, comme son père à lui le faisait. Ce dernier arrachait la vedette de Gabel de la scène en pleine prestation. La star pense que les temps ont changé. Toutefois, le natif de Cap-Haïtien, fort de son expérience dans l’industrie musicale haïtienne, n’envisage pas le milieu musical haïtien pour son enfant. Adieu HMI et adieu compas aussi. « Je ne permettrais qu’aucun de mes enfants fasse carrière dans le HMI. Ici aux Etats-Unis, mon fils trouvera l’encadrement adéquat pour poursuivre son rêve. Il fera du rap ou tâtera d’autres styles de musique, mais pas le compas. Le HMI manque énormément de structures et de supports. Je le guiderai vers d’autres marchés qui sauront l’apprécier à sa juste valeur, aussi longtemps qu’il souhaitera continuer sur cette voie », a-t-il expliqué.






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