Autant la manipulation de la liste des prisonniers ayant été graciés par le Président embarasse le pouvoir, autant les réponses et sorties publiques des autorités diffèrent les unes des autres. Même après les mesures de mise en disponibilité prononcées par le ministre de la Justice à l'encontre de deux chefs de parquet, le Premier ministre veut que d'autres têtes tombent. Lors d'une visite d'échange à l'Office de protection du citoyen (OPC), vendredi 3 juillet, le Premier ministre Joseph Jouthe a évoqué des sanctions contre ceux qui sont à l'origine du scandale à propos de la libération des 10 criminels à peine condamnés, impliquant des fonctionnaires du ministère de la Justice. Selon lui, la conséquence logique après une telles fourberie commise par un responsable est sa « révocation ou sa démission ».
Le gouvernement prend très au sérieux le dossier de la liste avec des noms qui ne devaient pas y figurer, a confié Joseph Jouthe avant d'insinuer l'application de la politique de tolérance zéro envers tout fonctionnaire qui commet une erreur pouvant embrasser le gouvernement. «Tout le monde peut commettre des erreurs. Mais quand erreur il y en a, ceux qui sont au service de la société doivent assumer leur responsabilité. Faire leur mea culpa et choisir entre démission ou révocation. Ce qui est certain, les coupables vont payer les conséquences », a rappelé le PM Jouthe.






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