Pour toujours et à jamais. Dans mon enfance comme dans ma jeunesse. Dès mes 6 ans et aujourd’hui encore à mes 33 ans. Telle une belle promesse à laquelle on ne peut manquer, car elle a fini par s’imposer à soi. En 2020, Donaldzie Théodore choisit encore son piano, parce qu’en définitive, malgré les hauts et les bas, rien n’a changé. « À part quelques centimètres de plus, une meilleure compréhension de la vie et des gens qui m'entourent, plus de conscience de ma place dans ma société et ma culture, les nombreuses leçons que j'ai apprises, mes expériences, les difficultés vécues et surmontées, je pense qu'il y a toujours en moi une partie de mon enfance », confie-t-elle.

Retourner en arrière. Vers cette enfant qui préférait tenir compagnie aux instruments de musique à cordes déglingués que fixaient son père au lieu de jouer en compagnie d'autres fillettes de son âge. Choisir à nouveau la musique. Si elle avait à le faire, Donaldzie le ferait encore. Sans broncher. « Surtout qu'à présent, grâce à la technologie, il est encore plus facile de partager son art, de se lancer, de se faire découvrir », dit-elle. Des années plus tard, sa passion sans bornes pour cet art n’a pris aucune ride. « Il reste toujours le côté rêveur, l'émerveillement et la confiance en la vie qui font que même dans les situations les plus sombres, je veux croire qu'il y a toujours une porte de sortie, un brin de lumière à trouver », affirme la pianiste.