Depuis le début des hostilités, devant la puissance de feu des bandits, à deux reprises les agents de la force de l'ordre ont dû prendre la fuite pour sauver leur peau, laissant un commissariat vide et la population en pâture aux loups. Le Réseau national de défense de droits humains (RNDDH), dans son dernier rappel sur les violences à Cité-Soleil, a précisé que la présence des agents de la Police nationale d’Haïti (PNH) est de moins en moins remarquée dans la commune de Cité-Soleil. 

« Après l'assassinat du policier Wismick Aristil le 1er juin dernier, les locaux accueillant le commissariat de Cité-Soleil ont été abandonnés. Les policiers avaient déjà abandonné leur poste lors des premières attaques perpétrées du 23 au 27 mai 2020 par le G-9, à Cité-Soleil », a rapporté le RNDDH citant au passage la DDO qui estime qu’aucun motif ne peut justifier une telle décision.