Les démiurges atterrissent sur la scène à bord d’une pyramide qui a survolé les mers, l’éther, les mégapoles effervescentes dont New York, la ville d’adoption du groupe pétion-villois… Une entrée en matière très hollywoodienne qui préfigurait à juste titre le show sans faute qui devait suivre. Le live, une initiative de Richard Urbain, des productions Venus comme un disque « Master piece », ou, pour faire plus simple, un Best-off, ne laisse aucun moment de relâche. Le titre « Sweet 20 » écrit par Kapi à l’occasion des 20 ans du groupe est comme un chant de ralliement dont l’interprétation à l’occasion des 52 ans a procuré de grands frissons.

Mickael Guirand les rejoint pour superbement exécuter « Bese ba ». C’était très amusant de voir le leader de Vayb et Fanfan Ti Bòt bese ba. Les deux Pères Noël ont communiqué leurs énergies positives. Les « Atchoukouchou », « Mabouya »… n’ont pas été moins bien revisités non plus. Kapi s’accorde parfaitement avec Pipo du groupe Klass sur « Joyeux Anniversaire », le morceau le plus circonstanciel signé Albert Chancy, et qui n’a pris aucune ride depuis plusieurs décennies. Le show prend un air latin avec l’arrivée de Michel Batista. Le zaddy (beau vieux) drapé d’un blazer rouge donne un show dansant « Querida Panama », une évocation du grand succès de la bande à Herman Nau dans cette république de l’Amérique Centrale.