Assaf, de son vrai nom Hamson Elysée, est un graffeur « tranquille », comme on l’a décrit ici dans nos colonnes il y a plusieurs mois. Mais quand on regarde de plus près, il est bien plus que ça. Il n’est pas dans l’art pour l’art. Si la tranquillité s’impose comme la finalité de chacune de ses œuvres, il ne faut pas croire que l'artiste vit comme un illuminé au point d’ignorer la rudesse de la vie... particulièrement en Haïti. La tranquillité qu’il désigne par le mot « sakinah » (en arabe) est un idéal dans la religion musulmane qu’il pratique mais pas une réalité quotidienne, d’où la nécessité selon lui de partir à sa quête surtout quand on vit en Haïti. En plus, Assaf, son pseudo, signifie « combattant » dans la langue de Kalil Gibran.
À ce titre, le graffeur ne reste point insensible par rapport à l’actualité, mais aussi aux luttes à mener tant localement qu’internationalement qui l’interpellent. « Mon objectif à chaque fois c’est de parler tant du grave que du léger avec une invitation à la tranquillité », dit-il. Toutes ces dernières années marquées par des crises incessantes se retrouvent donc dépeintes par Assaf dans ses fresques qui se multiplient dans le pays. Que ça soit en solo ou avec des potes graffeurs et d'artistes d’autres disciplines, Assaf répond toujours à l’appel quand il s’agit d’enjoliver nos murs.






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