Des cris explosent dans les masques. Ces instruments de protection ne filtrent pas la colère. Ils n’ont pas cette propriété. Des cris d’hommes et de femmes sourdent des entrailles bouillonnantes et libèrent des larmes aux yeux. À la rue Rivière, un mur parle aux passants de notre tragédie collective.
Un mural signé de quatre graffeurs – Francisco Silva, Elysée Hamson (ASSAF), Laurent Philippe (PENS), Raynald Beaufort (RAYZA) – porte des cris sous les masques protecteurs d’un homme et d’une femme. Cette peinture traduit la volonté commune de quatre avatars modernes du peintre muraliste en vue de sensibiliser la conscience haïtienne à l’assassinat, l’élimination physique des hommes et des femmes de divers milieux de ce pays devenu chaotique. Les artistes se sont investis émotionnellement sur le mur du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), à la rue Rivière.





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