Le Nouvelliste : Après le « Tour du Sud », quelles sont les prochaines activités de la FHC ?
Kénelt Léveillé : Maintenir la préparation des équipes masculine et féminine avant leur participation aux compétitions internationales.
LN : Quelle sera la prochaine course de la FHC ?
KL : Il y aura une grande première, le dimanche 4 octobre 2020, sur la route nationale numéro 1 qui réunira tous les clubs du pays  ainsi que les sélections masculine et féminine et qui est baptisée : « La Jeunesse, an al pedale », activité  qui rentre dans le cadre du programme de lutte contre la délinquance.
LN : Qui financera cet évènement majeur ?
KL : Pour le moment, on discute avec le MJSAC et l’OAVCT pour le patronage. D’autres institutions du secteur privé ont été également contactées et on attend, bien sûr, une réponse positive de leur part.
LN : Pour ce qui a trait aux conditions d’hébergement des délégations, qu’en est-il ? 
KL : On est en train  de discuter avec des hôtels  de la ville pour héberger les athlètes ainsi que les officiels des villes de province qui feront le déplacement en la circonstance.
LN : Qu’en est-il de la sécurité ?
KL : La sécurité, c’est la clef pour la réussite de cet évènement de grand calibre. Nous gardons un contact très serré avec les forces de l’ordre afin que ce soit un succès total.
LN : On parle de la venue de cyclistes haïtiens évoluant en diaspora. Pouvez-vous confirmer ?
KL : Il est fort possible qu’ils fassent le déplacement pour y participer et nous leur réserverons un accueil chaleureux ainsi qu’un bon traitement tout au long du parcours.
LN : Qu’en est-il de la presse dans toute cette histoire ?
KL : On est en train de discuter avec le  ministère des Sports pour qu’un bus soit mis à la disposition des journalistes désireux de faire le parcours et assurer un très bon reportage sur le déroulement de la course.
LN : Quel est le grand rêve de la FHC ?
KL : Travailler beaucoup plus à l’émancipation, la structuration ainsi qu'au développement du cycliste féminin à l’échelle nationale. Par le biais de la direction technique, un projet est en train d’être élaboré afin d’être acheminé à l’Union cycliste internationale (UCI) qui va se pencher là-dessus, pour étudier avec la FHC, les possibilités de financement. Vu les multiples problèmes que connaî l’UCI en raison de la Covid-19, il faut attendre 2021 pour avoir le dernier mot de l’UCI sur le financement du projet de développement du cyclisme féminin en Haïti.
LN : Qu’en est-il du mot de la fin ?
KL : Une fois de plus, je demande à l’État haïtien d’accompagner le cyclisme. Ce n’est pas sans raison que nous avons choisi ce thème si cher à nous autres : « Le Sport fait l’homme, l’homme fait la nation. »
Propos recueillis par Emmanuel Bellevue