Différents acteurs du pouvoir judiciaire n’ont pas manqué de vanter les mérites du Système de gestion informatisée des cas judiciaires  (GICAJ), conçu pour une meilleure administration de la justice en Haïti. Dans la mise en contexte de Me Samuel Baucicaut, directeur de communication du CSPJ et des différentes interventions, on retient que «le GICAJ est un outil révolutionnaire mis à la disposition des parquets et des tribunaux de première instance qui offre plus de transparence et d’efficacité dans la gestion des dossiers pénaux. Ce système est actuellement implémenté dans onze juridictions par le ministère de la Justice (MJSP) et le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) avec l’appui technique du projet Justice Sector Strenghtening Program (JSSP) de l’USAID.»

Le GICAJ n’est pas disponible au grand public. Seulement quelques acteurs du système judiciaire y ont accès. Ce sont notamment les doyens et les commissaires du gouvernement dans la gestion, la supervision et le monitoring quotidien des dossiers de leur juridiction; les commis et greffiers en chef ; le personnel des greffes chargé de la saisie et de la mise à jour de données dans le système; certaines autorités au niveau du MJSP et du CSPJ pouvant  aider à contrôler la performance des juridictions, à consulter l’état de service, à compléter le tableau de cheminement des juges et commissaires de gouvernement. Les avocats, les journalistes ou tout citoyen en quête d’informations sur un prévenu peuvent néanmoins consulter le greffe de la juridiction concernée pour des recherches instantanées dans le système GICAJ. Un portail web a été développé permettant au comité de pilotage d’offrir un accès à certaines données du GICAJ pour des institutions ou agences gouvernementales comme la DCPJ, la DAP, l’UCREF et l’ULCC.