La Conférence internationale des barreaux de tradition juridique commune (CIB) a écrit au président de la République, le mardi 6 octobre 2020. Dans cette lettre qui porte sa signature, le bâtonnier Bernard Vâtier, après avoir présenté ses sympathies au président Jovenel Moïse suite au décès de son père, la CIB a rappelé que sa lettre du 14 septembre 2020 étant restée sans réponse : « Par ma lettre du 14 septembre 2020 je vous ai fait connaitre l’émotion très vive qu'a provoquée dans la communauté internationale des avocats, l’assassinat du bâtonnier Monferrier Dorval. Au-delà de l’atteinte insupportable à la personne humaine, cette tragédie constitue une agression d’une extrême gravité à l’encontre de la justice, de l’État de droit, et plus généralement de la démocratie. C’est pourquoi nous avons demandé qu’une commission internationale soit associée à l’enquête pour que soit identifiés les auteurs et les commanditaires de ce crime. Ma lettre du 14 septembre n’ayant pas donné lieu à réponse de votre part, je me permets d’insister pour que vous puissiez faire connaitre les dispositions qui ont été prises afin qu’en toute transparence, justice soit rendue.» 

Dans la lettre du 14 septembre de la CIB, l’ensemble des barreaux et organisations nationales et internationales des barreaux avait exprimé le profond sentiment de révolte ressenti à la suite de l’assassinat du bâtonnier Monferrier Dorval. «Ce crime contre le représentant le plus illustre du barreau pour être bâtonnier du barreau de Port-au-Prince est, au-delà de l’atteinte à la personne même du bâtonnier, une atteinte intolérable à l’État de droit», pouvait-on lire.