Dansalou, qui a fêté sa première année en janvier dernier, avait dû fermer ses portes pendant le mois de juin. Ce n’était pas à cause du confinement, mais plutôt en raison de la fin tragique et mystérieuse des danseurs Nancy Dorléans et Sébastien Petit. Depuis le 10 octobre dernier, l’école située à présent au 42, rue Rebecca, Pétion-Ville, a de nouveau repris ses activités. « Il est vrai qu’on a de nouveau ouvert nos portes, mais la vie à Dansalou sans Sisi et Sébas est totalement différente. Beaucoup de choses ont changé  », nous explique Sephora Drouillard, la directrice de Dansalou Ayiti. « Et  depuis leur disparition, je ne suis plus la même Sephora. Je suis devenue une Sephora plus courageuse, plus motivée, et aussi une Sephora qui a peur d’Haïti », continue la jeune chorégraphe qui, à travers son école, veut toujours valoriser la danse et dorénavant immortaliser ces jeunes danseurs partis trop tôt.

Dansalou, qui fusionne « danser » et « yanvalou » (un rythme du terroir), fait cette réouverture tout en ajoutant à la liste des cours  enseignés d'autres styles de danse. Le zouk, le compas, le workout class, le stretching et le yoga sont offerts aux 33 nouveaux élèves déjà inscrits pour la nouvelle session, en week-end seulement. « Nous avons plus de cours maintenant, mais, en revanche, nous valorisons beaucoup plus le folklore », précise l’ancienne élève de Viviane Gauthier.