Nous sommes comme à la saison des mauvaises nouvelles. Les informations concernant des personnes tuées, portées disparues, kidnappées, violées défilent en boucle sur nos écrans. Ces jours-ci nous ne savons pas pour quelle victime nous devons protester, pleurer ou prendre de la peine tant les cas sont nombreux. Nous n’avons pas encore fini de pleurer Monferrier Dorval, Évelyne Sincère est tuée. Depuis, la liste des personnes victimes de l’insécurité s’allonge sans fin. Et sur cette liste, on doit laisser de l’espace pour les victimes anonymes du climat de terreur que le pays vit actuellement.
Il est évident que les forces de l’ordre sont dépassées par les évènements. D’un chef de police à un autre, depuis l’arrivée de Jovenel Moïse au pouvoir, la situation a empiré. C’est la preuve que la solution au problème de l’insécurité ne se résume pas au changement de commandement de la Police nationale d’Haïti, la seule force chargée jusqu’ici de protéger les vies et les biens à travers le pays. Politisée et minée par des conflits internes, la PNH peine à jouer correctement son rôle. Les autorités concernées au lieu de chercher à recoller les morceaux prennent visiblement l’option d’envenimer la situation.





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