Le pays sombre dans le désespoir. Peut-être, seuls le président Jovenel Moïse, ses conseillers et ceux qui jouissent du pouvoir ne le voient pas ou refusent de l’admettre en public. Les cas de kidnapping en série des derniers jours sont la goutte d’eau qui fait déborder le vase. En dépit de la gravité de la situation, on ne sent chez les autorités ni l’envie ni la volonté de donner une réponse proportionnelle à la situation. Peut-être qu'elles ne font pas exprès, qu’elles sont tout simplement incapables. Au moins, elles doivent l’admettre. Le plus dur dans tout ça, il n’y a aucune initiative de recherche de solutions à la crise actuelle. En l'absence d’institutions capables de rechercher une solution durable au problème sécuritaire, le pays est à la merci des autorités qui n’ont de compte à rendre à personne.
Le gouvernement Jouthe a été nommé par le président de la République. Depuis le dysfonctionnement du Parlement en janvier dernier, l’exécutif est devenu le seul pouvoir en Haïti. On connait déjà la situation du pouvoir judiciaire. Comme pour montrer qu’il n’existe qu’un pouvoir dans le pays, le président Jovenel Moïse n’a toujours pas donné suite à la liste de magistrats certifiés soumise depuis des semaines par le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire. En janvier dernier, l’exécutif avait constaté la caducité du Parlement. Le tiers du Sénat en fonction fait profil bas et de fait ne peut même pas se réunir. Il faut la moitié du Sénat plus un membre pour que le grand Corps siège; or il n’en reste qu’un tiers.





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