Avocat, médecin, chauffeur, étudiant, élève ou petit commerçant, les victimes de l’insécurité sont de toutes les couches de la population, ont rappelé les organisateurs de cette marche pour montrer le bien-fondé de cet appel citoyen à se dresser contre « l’inacceptable ». En prenant place à la grande table, Me Gédéon Jean du secteur des droits humains, Me Robinson Pierre Louis de l’ordre des avocats de Port-au-Prince, Duclos Bénissoit du Syndicat des transporteurs, Jean Robert Argant du Collectif 4 décembre ainsi que d’autres personnes ont voulu rappeler la légitimité de cette démarche visant à inciter les autorités à déployer les moyens efficaces pour combattre l’insécurité et à garantir un climat de sécurité dans le pays.
Le directeur exécutif du Centre d'analyse et de recherche en droits de l'homme (CARDH), Me Gédéon Jean, pour justifier l’annonce de cette marche, en ce mois de décembre 2020 qui ramène le 72e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, a souligné que présentement « les droits de l'homme sont systématiquement violés. Des citoyens de toutes les classes sociales, de tout âge, sexe, de toute appartenance religieuse sont kidnappés, torturés, violés, vendus, tués. Exemples: Me Monferrier Dorval (Barreau de Port-au-Prince), Évelyne Sincère, Grégory Saint-Hilaire. Le pays est gangstérisé. Des citoyens des quartiers populaires comme La Saline ou Bel-Air sont retenus en otage et sont massacrés ».





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