« C'est avec beaucoup d'émotions que je salue la présence de chacun d'entre vous ce matin pour célébrer et rendre hommage à un grand homme que certains d'entre nous appellent capitaine Joachim, d'autres, colonel Joachim, d'autres, M. Joachim et finalement d'autres, tout simplement Jacques. », a déclaré la présidente de la FHVB, Mme Margareth Graham, dans son discours, pour rendre hommage à Jacques Joachim.
Son premier contact avec le volley-ball
« Quand j'étais à l'école primaire à Ouanaminthe, ma ville natale, on n'avait pas de ballon, les frères de l'Instruction chrétienne nous faisaient jouer avec une balle de toile, et les filets étaient une corde attachée à deux poteaux en bois. »
L’ancien président de FHVB a précisé qu’après le certificat d’études primaires, il est rentré au Cap-Haïtien pour ses études secondaires au lycée Philippe Guerrier. Il continuait toujours à jouer au volley. Et c’était toujours la fête chaque fois que son équipe devait défiler au son de la fanfare pour traverser la ville et aller rivaliser avec celle du collège Notre-Dame.
Comment a été fondée la FHVB et quelles ont été les premières actions posées ?
Il a déclaré que le premier bureau fédéral était présidé par le Dr Max Benoît qui dirigeait le super club Les Aiglons dont il était le vice-président.
« Le major Antoine Coicou, qui  était président du Comité olympique haïtien a eu à me confier la mission de monter une structure nationale de volley-ball qui répond aux normes internationales de façon à obtenir l’affiliation de la FHVB à la Fédération internationale de volley-ball (FIVB). Alors, j’ai dû faire des déplacements dans les villes de province pour monter des comités représentatifs. Je devais m’assurer que les principes de la FIVB soient respectés dans les règlements du jeu. »
« Des clubs et des ligues avaient été montés aux Cayes, au Cap-Haïtien, à  Ouanaminthe, à Hinche, aux Gonaïves et dans d’autres villes de province. Le volley-ball scolaire avait occupé une place de choix dans nos démarches. Des clubs militaires avaient également leur importance », dixit Jacques Joachim.
Et sa première grande satisfaction fut cette médaille d’argent obtenue par le volley-ball haïtien après des victoires  face au Guatemala, aux États-Unis, au Canada sur le score sans appel de trois sets à 0.
Du lot des distinctions obtenues par Jacques Joachim, il faut citer :
-    Président d’honneur à vie de la FHVB ;
-    Président de l’Association culturelle haïtiano-allemande ;
-    Membre du conseil d’Administration de la FIVB ;
-    Vice-président de la NORCECA ;
-    Décoration de l’Académie nationale olympique ;
-    Grand collier d’argent de la NORCECA ;
-    Honneur et mérite du ministère de la Jeunesse et des Sports ;
-    Plaque d’honneur de modèle national décerné par l’ONA.
Tel a été le passé de cette grande figure du volley-ball haïtien qui selon les dires d’un ancien joueur de la sélection nationale, Jean-Robert Arguant, s’est donné corps et âme pour la bonne cause du volley-ball et qui n’hésitait pas à sacrifier sa famille et ses activités quotidiennes pour le volley-ball. 
Avis qui a été partagé par d’anciens joueurs et dirigeants présents à cette cérémonie d’hommage : Frantz Bernadin, Paul Émie Adrien, Frédéric François, Bernard Nau, Elsie Hérissé, son frère Guy Joachim, etc.
À signaler pour finir que ce fut sous la présidence de Jacques Joachim, capitaine des Forces armées d’Haïti à l’époque que s’est déroulé le premier championnat national militaire devant le Palais national où est errigée aujourd’hui la «Tour 2004». Le Dr François Duvalier ainsi que les autres membres de sa famille étaient parmi du lot des personnalités à faire le déplacement pour assister à cette grande première dans l’histoire du sport militaire.

Jaques Joachim est né à Ouanaminthe le 27 avril 1929.