-3,1 %, c’est le score du secteur agricole cette année en Haïti. Sa performance, l’année dernière, n'était pas meilleure avec une croissance de -5,1%. En conférence de presse, l’économiste Kesner Pharel a évoqué deux raisons expliquant la mauvaise note de ce secteur : la faible pluviosité et le blocage causé au niveau des chaînes de valeur durant les troubles sociopolitiques qui avaient paralysé quasiment toutes les activités économiques.

Outre les raisons avancées par l’économiste, patron du Group Croissance, il y a cette opportunité non saisie par l’équipe gouvernementale de propulser l’agriculture durant la crise sanitaire Covid-19. La pandémie oblige, les pays se fermaient sur eux-mêmes. Cela a compliqué les échanges commerciaux sur le plan international. Il fallait à chaque pays de se débrouiller pour que ses habitants ne meurent pas de faim. En Haïti, le ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR) avait opté pour des cultures de cycle court afin d’assurer la disponibilité de l’offre alimentaire.