C’est en essayant de poser les mots sur la tragédie du 12 janvier 2010 que Valérie Noisette est devenue peintre. Quelque dix ans plus tard, elle continue à poser son regard de diaspora sur Haïti au travers de sa collection sur nos marchandes qui fait partie de l’exposition collective de Festival Arts initiée en décembre et qui va jusqu’à fin janvier et de “Modern Bible” qui est en chantier.
Le 10 janvier 2010, quand Valérie Noisette a pris l’avion en direction des Etats-Unis pour mettre un terme à six mois de vacances sous notre soleil, elle ignorait complètement (comme tout le monde d'ailleurs) qu'environ 48 heures après, la maison où elle résidait serait réduite à une pile de béton sous les chocs du tremblement de terre. "Secouée par cette nouvelle, je me suis mise à dessiner des formes, faire de la géométrie. J’aimais toujours cela, mais jusque-là je n’en pratiquais pas”, confie-t-elle.






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