Sautons plusieurs étapes. On y reviendra. Revenons au samedi 23 janvier. 9 heures du matin. La colonie de visiteurs bien escortée, guides, agents de la PNH, une nuée de journalistes pour cristalliser l’instant, occupent la maison Dufort de la rue du Travail. Ceux qui visitent pour la première fois cet édifice en gingerbread félicitent la FOKAL pour sa vision qui participe à la dynamique de sauvegarde du patrimoine architectural gingerbread du Bois-Verna. Cet espace accueille l’âme de ce printemps : « Rèl », une exposition fascinante qui met en vedette neuf stars : Celeur, David Boyer, Dubréus Lhérisson, Guyodo, Johnny Cinéus, Killy, Max Grégoire Benjamin, Paskò et Pascale Théard. Pourquoi ajouter Pascale Théard ? Durant deux jours d’affilée, le nom de cette scénographe a résonné. Que vous alliez à Galerie Monnin, aux Ateliers Jérôme, à Kalewès, Festival Arts, à la Galerie trois visages, dans la cour chez les Frères de l’instruction chrétienne, celui-ci résonne. Pour peu, si vous n’aviez pas visité l’exposition à la maison Dufort, vous auriez pu croire qu’elle a aussi accroché une œuvre dans le décor. Pour la 247e exposition du Centre d’art, une institution mythique créée en 1944, le paquet est mis. Guyodo, que je n’ai pas rencontré jusqu’à présent, aurait dit, pour reprendre son expression à l’exposition Haïti, deux siècles de création artistique au Grand palais : « C’est énorme ! »

Guyodo dans les yeux et dans le coeur