À la Maison Dufort, le jeudi 11 février 2021, Céleur Jean Hérard vante les qualités de ses sculptures à l’exposition «Rèl». Assis parmi les artistes (Pierre Pascal Mérisier, alias Paskö et Patrick Ganthier, dit Killy), il expose son nouveau travail, dans le cadre de Haïti, le Printemps de l’art. Les sculptures élancées décrivant des morphologies féminines exposées sur le péron de la maison gingerbread de l’avenue du Travail, il les présente au public comme des représentantions d’Haïti, voire du monde déchiré par la violence. Chaque phallus pointé vers le sexe clouté des femmes est une arme. Au siècle dernier, dans les années 70, la jeunesse des pays occidentaux qui ont connu le drame de la guerre clamait urbi et orbi : « Faites l’amour, pas la guerre. » 

En Haïti, une folie furieuse s’empare de l’univers psychique des dépravés mentaux. Ces derniers outillent leur membre viril de billes, de poils de brosse à dents, de plastique tout autour de leur gland pour défoncer le sexe des jeunes filles. Dans leur tête, le pénis est une arme de destruction.