Huits organisations de défense de droits humains comme le CARDH, le CEDH, la CE-JILAP, le CONHANE, le CRESFED, le PAJ, le SKL et le RNDDH réunies au sein de la structure baptisée Ensemble contre la corruption (ECC) ont recommandé, pour faire la lumière sur les soupçons de corruption pesant sur le sénateur Rony Célestin, la formation d'une commission mixte par les institutions publiques et les organismes de la société civile haïtienne. Dans un communiqué en date du mardi 23 février, l'ECC a présenté la composition de cette commission qui réunira l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC), l'Organisme de management et de ressources humaines (OMRH), l'ordre des comptables professionnels agréés d'Haïti (OCPAH), les Chambres de commerce de l'Ouest et du Centre et d'autres organisations citoyennes.

Malgré l'annonce rapide d'une enquête après les informations qui ont révélé l'acquisition d'une villa à Laval (Canada) - pour la somme de 4,25 millions dollars, par le sénateur Rony Célestin et son épouse Marie Louisa Aubain, consule d'Haïti à Montréal - par l'ULCC, ces organisations de droits humains veulent que plus d'acteurs soient impliqués. L'objectif, comme l'a rappelé ECC, est d'apporter des réponses crédibles à un ensemble de questions sur la fortune du Sénat et de possible corruption de fonctionnaires publics.