Le 6 février 2017, quand elle rentre en Haïti après un master effectué à la Sorbonne, en France, Emmanuela Douyon est décidée à servir son pays. Son premier jour de travail au Comité Interministériel d'Aménagement du Territoire (CIAT), le 7 février, coïncide avec la prestation de serment du président Jovenel Moïse. « Alors que je me rendais au travail ce jour-là, je regardais défiler les images de la cérémonie. J’avais le cœur lourd. C’est à ce moment que je me suis demandé dans quoi est-ce que je m’embarquais. J’avais des amis et des professeurs qui m’encourageaient à rester en France pour faire autre chose, peut-être un doctorat... mais moi j’avais soif de retourner en Haïti, car je pensais que c’était la meilleure chose à faire. Ce jour-là, je me rappelle avoir dit que je me donnais ce quinquennat pour faire tout ce que je peux faire pour Haïti. Peut-être que ces paroles n’ont pas été emportées par le vent, ironise-t-elle, parce que je me suis retrouvée à faire de l’activisme, ce qui n’était pas dans mon plan A. Certes, je voulais contribuer au développement du pays, mais c’était à des niveaux techniques. Vraiment je ne pensais pas que je deviendrais activiste », explique Emmanuela Douyon, qui est désormais l’un des visages militants les plus en vue de cette génération.
Petrochallenger de première heure






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