Un exit, en ces temps d’insécurité récurrente. Faire face à la peur, l’angoisse afin de s’offrir un ailleurs grâce à quelques heures de musique. Ce samedi soir au Quartier Latin, à Pétion-Ville, ce public select a compris qu’il fallait bien profiter de ce tête-à-tête en compagnie du chanteur guitariste. Tout oublier le temps d’un instant. Se permettre un grain de plaisir comme au bon vieux temps. Ce temps où un samedi soir à Port-au-Prince n’existait pas que de nom.
BélO aussi l’a compris. Il a compris la responsabilité qui lui a été incombée en conviant son public. Il a compris que cette occasion de grande intimité avec ces hommes et ces femmes attablés devant le stage n’avaient pas de prix en ces moments de grande difficulté. Il fallait qu’il délivre. Qu’il glisse sur sa guitare les notes de ses chansons « conscientes » porteuses de revendications qui se font désormais de plus en plus intemporelles. « Ça fait longtemps que je n’ai pas été sur scène. Ce soir ce n’est pas un concert, c’est un rendez-vous », laisse-t-il échapper, dans son pantalon noir assorti à une chemise wax blanche signée Taliana Lindor.






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