Le Nouvelliste : Quel regard l’auteur du recueil « Odeur de mots » jette-t-il sur son travail ?
Frantz Jean Baptiste : Un regard immense et intense, un regard-drone faisant le va-et-vient entre ces liens tissant les foules, qui nous regardent. Un regard doux, s’il faut parler d’amour, iconoclaste et farouche, s’il faut m’adresser à cette société qui ne demeure qu’esclavagiste, ce regard d’injustice sociale. De chutes d’astéroïdes aux pluies de vers, à chaque page ma poésie révèle mille points d’encrage. Dans « Odeur de mots » chaque vers est une vague, chaque poème est un naufrage. Aux petits enfants, en guise de sucrerie, les poèmes offrent leur générosité. Aux leaders perfides, et sans fierté, des strophes insolentes, intentionnellement impolies. Au calme complice d’un silence, ce bouquin devient viscéralement bruyant. Et dans le texte, il y a aussi plein de remords, plein de regards qui s’éparpillent, puis à d’autres étapes qui mutent pour être de petits gestes. À tant de joies, et à tant de peines, Odeur de mots se veut être une offrande. Ce bouquin n’est que le début du témoignage d’un immense amour, suivi d’un regard triste, celui que me lègue la petite fille, d’à peine cinq ans qui n’a pas eu le temps d’éclore, que notre société à travers ses monstres n’a assassiné qu’ignoblement.






Commentaires
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.