Visage fermé, des filles en robe rose brandissent leurs pancartes au milieu d’un grand tableau truffé de différentes autres revendications écrites à la main. Comme dans les grandes manifestations pour l’égalité des droits et des sexes. « On ne nait pas femme, mais on en meurt », « Pawòl fanm gen valè tou », « Fòk vyolans sou fanm kaba », « Justice pour toutes », « Aba kadejak sou fanm ak tifi », « Je ne suis pas qu’une chatte », « Ras-le-viol », « Marre d’être une proie », entre autres. Ces protestations se suivent et convergent. Un seul dénominateur commun : les violences faites aux femmes et aux filles. Ce fléau qui surpasse les frontières, balise la pleine émancipation des femmes et des filles et qui détruit des vies.

Ce mercredi après-midi, la cour de l’IFH s'est transformée en espace de dénonciation. Elle se fait porte-parole de toutes les filles et femmes du monde entier qui doivent quotidiennement faire face à toutes formes d’inégalité et d’oppression. Parce que leur seul péché, c’est d’être une femme dans un monde sous le joug d’un patriarcat asphyxiant. Elle rappelle que le combat pour l’égalité homme-femme, la cessation de toutes sortes de violences relatives aux femmes et aux filles, n’est pas encore gagné. Il y a encore tant d’hommes et de femmes à éduquer. Autrement.