Les résidents de l’hôpital universitaire Justinien (HUJ) entament ce lundi la deuxième semaine de grève qui paralyse le fonctionnement du plus grand centre hospitalier du département du Nord. L’état dégradant du bâtiment, des services offerts et des conditions de travail a amené les poumons de l’hôpital à arrêter de prodiguer des soins jusqu’à la prise de conscience des autorités.

Insouciantes, irresponsables, démissionnaires… Les épithètes ne manquent pas pour fustiger les autorités sanitaires qui sont « les principales responsables de la dégradation des hôpitaux publics du pays », estiment les médecins résidents. Chaque année, les choses vont de mal en pis, disent-ils. Qu’il s’agisse de l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti (HUEH), de La Paix, du Sanatorium, de Chancerelles, de l’Immaculée Conception des Cayes… il n’y a pas un hôpital qui fonctionne mieux que l’hôpital Justinien. « Lopital piblik yo mouri deja se medsen yo ki genbe yo anvi », déclare le Dr Wilslet André, coordonnateur du comité national des résidents des hôpitaux publics.