« L’éducation a toujours été mon rêve.  Toute petite, je savais que j’évoluerais dans ce domaine », confie Nastassia Colimon, qui vient d’une longue lignée d’avocats, de médecins et d’éducateurs. Elle boucle le cycle d’études primaires et secondaires à l’Institution du Sacré-Cœur et part étudier au Canada en 2006. En parallèle avec le baccalauréat en psychologie avec mineur en service social qu’elle décroche en 2010, elle débute son parcours professionnel dans un centre communautaire en 2007, travaillant avec des enfants en situation précaire et des personnes qui présentent des déficiences intellectuelles.

Bien qu’elle se passionne pour la psychologie, elle ne relègue pas son amour pour l’éducation aux oubliettes. C’est ainsi que quand son boss l’informe qu’elle va postuler pour des études en éducation et l’invite à en faire de même; elle saute sur l’occasion. « Un jour, elle m’a dit : Je vais faire un bac en éducation, cela t’intéresse ? J’ai hésité un peu car on était à environ deux jours de la date limite pour la soumission des dossiers. Je me rappelle avoir appelé ma mère en Haïti pour lui demander ce qu’elle en pensait. Bien entendu, elle m’y a vivement encouragé dès qu’il s’agit d’éducation », raconte Nastassia, qui n’attendra pas meilleur signe pour se décider à entamer ce baccalauréat en éducation et cette spécialisation en enfance en difficulté à l’Université d’Otawa.