Le kidnapping ne connaît pas de répit. La police est impuissante face à l’organisation des gangs. Les promesses des autorités de combattre le phénomène, par impuissance ou par manque de volonté, restent des vœux pieux. En attendant que la police trouve la bonne stratégie pour protéger la population, les victimes du kidnapping et leurs proches s’appauvrissent pour recouvrer leur liberté.

A côté de la rançon versée par les proches des personnes kidnappées, le pays paie une rançon collective aux kidnappeurs. La peur s’installe partout. Les rues de Port-au-Prince, dès la tombée de la nuit, sont en mode couvre-feu volontaire. Des fois, même en plein jour, la ville se vide. En attendant que nos économistes nous donnent la facture, nous pouvons imaginer les conséquences d’une telle situation sur les activités économiques. Le kidnapping bouleverse notre quotidien. Le blocage des routes pour protester contre les cas d’enlèvement est devenu monnaie courante. On ne sait pas encore, peut-être on ne le saura jamais, ce que ces mouvements coûtent à la population et au pays.