L’instabilité sociopolitique, le niveau élevé des activités informelles dans l’économie, la dollarisation financière élevée, le manque de profondeur du marché financier, la dominance fiscale, la transmission élevée de la variation du taux de change à l’inflation, l’absence de marché interbancaire et la surliquidité sont autant de défis rencontrés par la Banque de la République d’Haïti (BRH) dans le cadre de la conduite de la politique monétaire, a révélé Jean Marie Cayemitte à la 11e édition du Sommet international de la finance qui s’est tenue au cours du mois d’avril. « L’efficacité de la politique monétaire dépend non seulement de la stabilité politique mais aussi de la normalisation de fonctionnement des différents marchés », a soutenu M. Cayemitte.
Rappelant la mission principale de la banque centrale qui consiste, entre autres, à promouvoir la stabilité interne et externe de la monnaie nationale, Jean Marie Cayemitte a fait comprendre à quel point que cette tâche représente un défi majeur dans un contexte d’instabilité et d’incertitude. Outre la stabilité à promouvoir à court terme, la BRH doit aussi prendre des mesures pour booster la croissance économique à long terme. « Cette tâche devient de plus en plus problématique parce que la politique monétaire fait face à des contraintes structurelles et conjoncturelles qui affectent son efficacité », a affirmé Jean Marie Cayemitte.





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