En haut de la liste des griefs de la FBH contre l’exécutif figure une question de formalité. Aucune correspondance formelle et officielle n’a été adressée à la fédération. « Le mépris affiché par le pouvoir exécutif envers la FBH a été flagrant. La veille de la cérémonie programmée … au Palais national et non au palais de justice, le ministre de la Justice s’est contenté d’envoyer le message WhatsApp suivant : « Collègue, bonjour. Je veux te mettre au parfum que le président de la République accueillera au Palais national, à une heure de l’après-midi, le président, vice-président et membres du conseil d’administration du CNAL aux fins d’installation. Prière de marquer ta présence à l’heure et au lieu indiqués pour la cérémonie d’installation », révèle la FBH, qui estime qu’encore une fois l’exécutif a outrepassé ses droits.

En outre, il faut comprendre que lors d’une rencontre préparatoire qui s’est déroulée avec le ministre de la Justice en prélude à l’installation du CNAL, les représentants de la FBH avaient objecté que la cérémonie ait lieu au Palais national. « Le Conseil national d’assistance légale (CNAL) n’appartient pas au président de la République ni à son ministre de la Justice. Il doit, il devrait être une institution indépendante dirigée par les membres désignés par la loi », a rappelé la FBH dans un communiqué de presse en date du 12 mai 2021 portant sur l’installation du Conseil national d’assistance légale (CNAL).