« Élections en Haïti : manœuvre de reprise de pouvoir et de pérennité. Approches et comportement des acteurs », ce titre, publié à C3 Éditions, est signé Jean Hector Anacacis, sénateur de la République entre 2006 et 2012 et coordonnateur de la Ligue alternative pour le progrès et l’émancipation (LAPEH). Dans cet ouvrage, l’ex-sénateur de l’Ouest souligne les enjeux des élections dans le pays : « Si l’organisation des élections apparaît une exigence démocratique, elle ne produit pas le résultat escompté, sinon une déstabilisation de la société causée par des fraudes massives et des irrégularités venant de tout bord. L’application de ce mode de prise de pouvoir imposé par l’Occident est encore inadaptée à la mentalité haïtienne habituée depuis 1986 aux manifestations et aux violences des rues. »
L’auteur aborde la question du suffrage universel, du droit de vote et de la souveraineté populaire pour faire ressortir l’importance des élections. « Même quand on veut critiquer ou interroger le processus électoral dans ses fondements, cela n’empêche pas que l’élection reste un acte sacré, quand on admet la vérité éternelle cette expression latine : Vox populi, vox dei », écrit Jean Hector Anacacis, détenteur d’un diplôme en comptabilité. Il identifie la fraude électorale comme étant l’ennemi du suffrage universel direct qui exige un citoyen, un vote. En Haïti, le suffrage universel directe, dit Anacacis, est une injustice sociale.






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