Cette fois, c’est la cheffe de mission de la représentation des Etats-Unis à l’ONU qui s’exprime, comme pour souligner que c’est l’ensemble de la diplomatie Américaine qui se penche sur le dossier Haïti. Les éléments de langage sont les mêmes. Le référendum de Jovenel Moïse traîne encore ses déficits de transparence et d’inclusion, les élections demeurent la voie de sortie de la crise en Haïti où les responsables de violations des droits humains ont un brevet d’impunité en poche. Ces messages souvent ressassés ont été communiqués au chef de l’Etat Haïtien par l'ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU, Linda Thomas-Greenfield, en marge de l’installation du nouveau président de l’Equateur.

L'ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU, Linda Thomas-Greenfield « a noté qu'à ce jour, les préparatifs du référendum constitutionnel prévu le 27 juin n'ont pas été suffisamment transparents ou inclusifs, et a réitéré qu'Haïti doit organiser des élections législatives et présidentielles libres, justes et transparentes en 2021 », a informé de la porte-parole de l'ONU Olivia Dalton, citée dans un communiqué partagé par l’ambassade des Etats-Unis en Haïti le 24 mai 2021. «  L'ambassadeur Thomas-Greenfield a souligné que le peuple haïtien mérite le droit de choisir ses dirigeants et d'avoir un gouvernement qui est à son service », a poursuivi ce communiqué indiquant que « le président Moïse a affirmé son engagement à organiser des élections dans ce délai ».