« Ma femme n’est pas une péluche » ; « Rèv Zili a » ; « Petit ange rebelle : la défenseuse incarnée des droits humains » ; « Machann lavi » ; « Replik » sont les cinq textes qui ont retenu l’attention du jury du concours « Fanm ak gason egal ego ». Une compétition organisée par C3 éditions en partenariat avec Plan international Haïti « dans le but d’inciter les femmes de toutes les générations à exprimer leur point de vue sur le sujet », peut-on lire sur la quatrième de couverture du livre. Les textes que « le jury a retenus montrent à travers différentes formes et catégories littéraires… que la femme et l’homme sont des êtres qui se complètent tout simplement », lit-on.
« Rèv Zila a », catégorie jeunesse, est de Magdala Louis, psychologue. Ce texte écrit en créole est une radiographie de la condition des filles haïtiennes. Elle soulève le voile sur une formation disproportionnelle accordées aux enfants en Haïti depuis la naissance. Une formation défavorable aux filles. Zila, la seule fille d’une famille de trois enfants, n’en est pas exempt. Pour parvenir à atteindre son rêve de footballeuse professionnelle, elle devra faire face aux idées préconçues de son père et du reste de la société qui maintiennent les femmes sous les jougs de la domination masculine. Exploit qu’elle réalise non sans l’aide de son frère, déterminant, qui l’assistait dans ses combats. Une façon de dire que les hommes aussi ont leur rôle à jouer dans cette lutte.






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