L’administration Moïse/Joseph poursuit les préparatifs pour le référendum constitutionnel déjà reporté à deux reprises. S’il est vrai que le processus ne jouit pas de soutien populaire, le gouvernement n’y renonce pas.  La semaine écoulée, le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, avait affirmé que l’administration Biden « s’oppose » au référendum constitutionnel. Cette semaine, devant le Conseil de Sécurité des Nations unies, le secrétaire général de l’Onu, Antonio Gutteres, a exprimé la préoccupation de l’organisation mondiale concernant le référendum. Pour l’Onu, le processus n’est pas suffisamment transparent.

On ignore, pour le moment, la position de l’Organisation des États-américains sur le processus. L’organisation hémisphérique, dans son prochain rapport sur sa récente mission dans le pays sur la crise, va certainement se positionner. L’OEA pourra-t-elle contredire les États-Unis ? On sait déjà que l’Union européenne prend ses distances par rapport au référendum. Sur le plan national, le processus n’a pas bonne presse. Dans ce contexte d’insécurité généralisée marquée par la guerre entre les gangs dans plusieurs quartiers dans la capitale haïtienne, le référendum est loin d’être une priorité.