Le président de ce qu’il reste du Sénat, Joseph Lambert, interrogé ce mardi par Le Nouvelliste sur la situation de détérioration de la sécurité, marquée par de la prise de contrôle du littoral de Port-au-Prince, de zones environnantes et de cas de pillage d’entreprises par les gangs sur fond d’incapacité des forces de l’ordre à les tenir en respect, a indiqué que cette situation est pour lui « le début du chaos » qu’il a toujours craint.

« L’exhibition des gangs armés qui complique la vie des citoyens avec une arrogance qui expose la fragilité de l'État est une situation qui révolte avant d'indigner. Je pense que c'est aussi le début du chaos que j'ai toujours redouté. C'est aussi le résultat partiel de la transition mal gérée qui révèle les grands déficits à combler », a indiqué le sénateur du Sud-Est, Joseph Lambert.