« Lorsque le GAFI place une juridiction sous surveillance accrue, cela signifie que le pays s'est engagé à résoudre rapidement les défaillances stratégiques identifiées dans les délais impartis et et peut se voir imposer des contrôles supplémentaires. Cette liste est souvent désignée à l'extérieur comme la « liste grise » », lit-on dans le communiqué du GAFI paru ce vendredi 25 juin 2021. 

Pour mettre son devoir au propre, en ce mois de juin 2021, Haïti s’est engagé à un niveau politique à travailler avec le GAFI et le GAFIC pour renforcer l'efficacité de son régime de Lutte contre le Blanchiment de Capitaux/Financement du Terrorisme (LBC/FT). Le pays devra, entre autres, développer son processus d'évaluation du risque de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme et en diffuser les résultats ; faciliter le partage d'informations avec les homologues étrangers concernés ; remédier aux déficiences techniques de son cadre juridique et réglementaire qui entravent la mise en œuvre des mesures préventives de LBC/FT et en mettant en œuvre une supervision de la LBC/FT fondée sur le risque pour toutes les institutions financières et les Entreprises et professions non financières désignées(EPNFD) considérées comme présentant un risque plus élevé de LBC/FT ;.