« Bon bèt FM », reprenait-il, pour faire marrer la salle, se moquant de son professeur de géologie, Patrick Alezy, qui a la manie de répéter à ses élèves « sa a se yon bon bèt wi » après chaque notion qu’il enseignait. Un jour, ce professeur l’appelle à la fin du cours et lui demande s’il n’aimerait pas faire de la radio. « Sans hésiter, j’ai dit oui, alors que je n’avais pas vraiment un plan de vie après mes études. Il m’a donc conseillé de passer le voir à la radio Echo 2000 inter qu’il dirigeait. Ce que j’ai fait. Il m’a donné un livre pour m’initier aux premières notions journalistiques. Après, il m’a confié l’émission Priorité-Culture qui n’avait pas d’animateur à cette époque. Quelqu’un m’a accompagné le premier jour, après, ils m’ont laissé faire mes premières armes seul », se rappelle Ritzamarum Zétrenne. Ainsi s’ajuste son premier pas dans l’univers radiophonique, un premier pas qui lève le voile sur une aptitude et lui offre un rêve d’avenir. « Bien que j’aie réussi à la Faculté de droit de Port-au-Prince et à l’École normale supérieure, j’ai opté pour la Faculté des sciences humaines. J’avais la conviction de faire de la communication, étant donné que je faisais la radio », poursuit celui qui est maintenant le directeur de la rédaction de Palmes Magazine.

En 2011, il s’installe à Port-au-Prince, traînant derrière lui son rêve de se voir un jour animateur sur les ondes de la Radio France Internationale. Un rêve qui est aussi partagé par ses proches ainsi que certains de ceux qui aimaient l’écouter. « Comme j’animais mes émissions en français, ils ont toujours voulu me voir journaliste sur RFI, un rêve que je chérissais fortement également », Ritzamarum. Alors qu’il intègre le groupe Le National, il ne cesse de se frayer un chemin vers le média de son cœur. En 2O17, après concours, il intègre Mondoblog, un réseau de blogueurs francophones développé par RFI, à l'égard duquel il manifeste une profonde reconnaissance, compte tenu de sa grande contribution dans son progrès en tant que journaliste. « Cette intégration, je le reconnais, a été bénéfique pour ma carrière en tant que journaliste car Mondoblog m’a initié à certains aspects du métier qui me donnent aujourd’hui beaucoup d’aptitudes dans le numérique », reconnaît-il.