La tranche de la population haïtienne en proie à l’insécurité ne cesse de grimper ces dernières années. En 2019, il est fait état de 3,7 millions d’Haïtiens, soit 35% de la population, dans cette catégorie.  En 2020, les chiffres continuent de croitre, passant à 4,1 millions, soit une augmentation de 11% par rapport à l’année antérieure. Des données qui placent le pays, suivant un rapport produit par l’organisation non gouvernementale Oxfam, parmi les dix principaux foyers de faim dans le monde à côté du Yémen, de la République démocratique du Congo (RDC), de l’Afghanistan, du Venezuela, de la région sahélienne d’Afrique de l’Ouest, d’Éthiopie, du Soudan du Sud, de la Syrie et du Soudan dont la grande majorité sont des pays en guerre.

Les crises sociopolitiques interminables que connaît le pays depuis ces dernières décennies sont souvent pointées du doigt pour expliquer la situation de misère et d’insécurité alimentaire d’une frange importante de la population. Pour les techniciens d’Oxfam, cette présente situation prend sa source également dans un cocktail explosif composé de changement climatique, de conflits et du coronavirus.