« Nous n’avons pas été invités », scande un groupe qui s’agite de plus en plus dans la salle alors que le décor pour le lancement de la réunion était bien planté. « Nous sommes du secteur populaire, martèlent certains membres du groupe, c’est nous qui nous faisions tirer dessus, matraquer dans les manifestations quand il fallait se battre contre le régime PHTK. Nous n’allons pas accepter que vous planifiiez notre avenir sans nous. Ça passe ou ça casse », tempêtent une dizaine de voix qui se réclament du secteur populaire, exigeant entre autres la libération des prisonniers politiques avant même la reprise des discussions.
Menaces verbales, injures ponctuaient les minutes qui suivirent avec l’espoir d’un retour à une atmosphère sereine comme celle qui se dessinait avant le début des vacarmes où çà et là des dirigeants de partis politiques, des membres de la société civile, des militants échangeaient amicalement. Le calme tardait à venir, certains allant jusqu’à taper du poing sur la table des commissaires, d’autres essayant d’abîmer des microphones. Le calme ne revenant pas, la commission a été dans l’obligation d’annuler la rencontre. « D’autres groupes demandent leur intégration aux discussions, c’est légitime. Par contre, cela ne pourra pas se faire de n’importe quelle manière. « Comme il manque de sérénité, nous allons prendre un peu de temps pour que le calme revienne pendant que d’autres gens vont essayer de leur inspirer confiance afin que le dialogue se poursuive », a assuré Magalie Comeau Denis au moment de prendre la porte de sortie.






Commentaires
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.