Six institutions ayant disposé de 53% du budget de dépenses entre 2018 et 2019 ont été retenues par la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSCCA) dans le cadre de son Rapport sur la situation financière du pays et sur l’efficacité des dépenses publiques (RSFPEDP), publié récemment. Il s’agit notamment du ministère de l’Education nationale (15,9%), du ministère des Travaux publics (9,2%), du ministère de la Justice (8,6%)) du ministère de l’Économie (7,1%), du ministère de la Planification (6,2% du budget 2018-2019) et du ministère de l’Agriculture (6,1%). La CSCCA a montré comment ces entités ont exécuté leur budget. À l’instar des autres institutions, les ministères de l’Education nationale, des Travaux publics et de l’Agriculture n’ont pas pu orienter leurs dépenses de manière à atteindre leurs objectifs.
Pour le ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), la Cour observe que les crédits budgétaires étaient épuisés, au cours de l’exercice 2018-2019, seulement à 66%. Sur un total de 23,2 milliards de gourdes, le MENFP a dépensé 15,4 milliards de gourdes. 34% des crédits n’ont pas été dépensés, soit 7,8 milliards de gourdes. Les dépenses courantes réalisées par le ministère de l’Education nationale s’élevaient à 12,2 milliards de gourdes. Ce montant représente 52,9% de la totalité des dépenses courantes prévues. « Pour la Cour, un tel taux d’utilisation des crédits budgétaires est insuffisant pour permettre au MENFP de fonctionner efficacement dans le but de répondre adéquatement aux objectifs qui lui avaient été assignés dans la loi de finances de l’exercice 2018-2019 », lit-on dans le rapport.




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