Environ deux semaines après son entrée en fonction, le Premier ministre Ariel Henry peine à montrer la direction qu’il veut donner au pays. Le Premier ministre, qui dirige un exécutif monocéphale, se fait discret. On dirait qu’il est dans l’ombre du feu président Jovenel Moïse qui l’avait nommé peu avant son assassinat. A part de nouveaux ministres qui ont intégré le cabinet ministériel, la machine laissée par Jovenel Moïse est toujours en place.
La semaine écoulée, Ariel Henry a dû revenir sur sa décision d’étudier la possibilité de rapporter le décret controversé portant création de l'Agence nationale d'intelligence (ANI). Renald Lubérice, secrétaire général du Conseil des ministres, avait publiquement manifesté son opposition à cette décision. Contre toute attente, c’est le Premier ministre qui avait dû faire marche arrière. Depuis cette première bataille perdue, Ariel Henry n’a fait part d'aucune autre décision importante. Il a annoncé au cours du week-end écoulé le gel de toutes les subventions au sein de l'administration publique et la suspension de certains avantages dont bénéficient les grands fonctionnaires de l'Etat, mais rien de nouveau. D'autres chefs de gouvernement avant lui avaient adopté de pareilles mesures. Pour quels résultats?





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