De bonnes élections pour doter le pays de dirigeants légitimes sont une nécessité, mais la question n’est pas à l’ordre du jour. La détérioration des conditions sécuritaires marquée par la multiplication des cas de kidnapping reste la principale préoccupation de la population haïtienne. Entre-temps, des groupes organisés de la société – partis politiques, organisations de la société civile – s’activent à trouver un accord autour de la gouvernance du pays après l’assassinat de l’ancien président Jovenel Moïse. En parlant d’accord, on est sur le point d’en avoir plusieurs. Le Premier ministre Ariel Henry cherche à en conclure un avec des partis et regroupements politiques en vue de se donner une feuille de route. Parallèlement, un regroupement de la société civile recueille des signatures en vue de valider son accord autour d’une éventuelle transition. Dans l’un ou dans l’autre cas, la formation d’un CEP de consensus pour l’organisation des prochaines élections est sur la table.
C’est dans ce contexte que le Conseil électoral provisoire mis en place par feu président Jovenel Moïse a publié la liste partielle des partis politiques agréés pour participer aux prochaines élections. Cette liste partielle contient 108 partis politiques dont la majorité n’a aucune représentation sur la scène politique. Avec 108 partis politiques à bord, la machine électorale devrait être en marche. Pourtant, tel n’est pas le cas. Le pays est plutôt préoccupé par le kidnapping qui appauvrit les familles haïtiennes, l’aide d’urgence aux victimes du séisme dans le grand Sud ou encore la rentrée des classes dans un contexte de crise économique aiguë.





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