« Je pense que c’est tout à leur honneur qu’on puisse faire la grande première de Boyo à Miami. Parce que même au niveau de la préproduction, quand je devais construire le projet, la diaspora était debout comme un seul homme pour l’accueillir. C’est un projet qui leur tient à cœur. La diaspora reste cette partie de notre démographie qui est totalement avisée par rapport à ce qu'un tel projet peut apporter à notre culture et surtout en ce qui a trait à ce besoin constant de demeurer plus proche d’Haïti », explique Samuel Daméus.

La « dévotion » des gens de cette partie de la diaspora haïtienne n’est pas l’unique raison de cette projection en Floride. L’accès aux salles de cinéma est aussi l’une des raisons avancées par le photographe. « Le fait qu’il y ait également la possibilité d’accéder à des salles de cinéma adéquates. Je tenais, par ailleurs, à ce que le film soit vu comme on l’a tourné. Malheureusement en Haïti, vu les carences dans le secteur du cinéma, on a dû se tourner vers les États-Unis, principalement vers AMC ; ce qui est d’autant plus une grande première pour le cinéma haïtien, pour la production audiovisuelle haïtienne d’avoir un projet haïtien, un motion picture qui sera projeté dans ce leader de la distribution de film aux États-Unis. On a donc pu faire d’une pierre deux coups », indique-t-il.