« Avec une profonde déception et des excuses à ceux qui recherchent des changements cruciaux, je démissionne de mon poste d'envoyé spécial pour Haïti, avec effet immédiat. Je ne serai pas associé à la décision inhumaine et contre-productive des États-Unis d'expulser des milliers de réfugiés haïtiens et d'immigrants illégaux vers Haïti, un pays où les responsables américains sont confinés dans des complexes sécurisés en raison du danger que représentent les gangs armés contrôlant la vie quotidienne », a écrit mercredi Daniel Foote au chef de la diplomatie américaine fustigeant l’approche politique américaine envers Haïti qu’il juge « profondément imparfaite ».

« Mes recommandations ont été ignorées et rejetées, lorsqu'elles n'ont pas été modifiées pour projeter un récit différent du mien », a dénoncé l’ambassadeur Foote. Notons que la prise de position des principales ambassades à Port-au-Prince, y compris celle des États-Unis, en faveur du Premier ministre Ariel Henry est restée en travers de la gorge de l’envoyé spécial de Washington.