Pierre Théoma Boisrond Canal, ce politique influent, sur son habitation à Frères, « se souviendra de l’entrée triomphale de Sylvain Salnave à la capitale en cet après-midi ensoleillé d’avril 1867».  Un homme aussi sévère à l’égard des possédants et qui se proclame protecteur du peuple dérange les privilégiés comme Canal. Il serait mieux à six pieds sous terre. Politicien rompu aux arcanes de la république, homme d’affaires futé, Canal flaire ce colis comme un grand danger.

« Sylvain Salnave, la douce amère », le nouveau roman de Michel Soukar paru à C3 Éditions, plonge dans l’histoire, la sociologie, la psychologie et la politique pour offrir au lecteur une page relevée.