L’ex-directeur général de la Police nationale d'Haïti (PNH) Mario Andrésol est cash. Pour lui, il est hors de question de rempiler, d’enfiler à nouveau l’uniforme, en dehors de la loi, à un moment où son nom est cité par certains avec une pointe de nostalgie pour remplacer Léon Charles, incapable de résoudre la crise sécuritaire au point que celle-ci sert de prétexte à une alliance menée par le président dominicain Luis Abinader pour « pacifier » Haïti.                 

« La situation en 2005 est différente de celle de 2021 », tranche tout de go Mario Andrésol, interrogé par le journal Le Nouvelliste, mercredi 29 septembre 2021.  La nature du problème, compte tenu de l’armement et de la puissance de feu des gangs,  « est plutôt militaire », estime Mario Andresol, capitaine des FAd’H à la démobilisation en 1994, avant d’entamer sa carrière jusqu’au sommet de la PNH. L’ex-DG de la PNH, au terme de cette première observation, estime qu’il est impossible d’élaborer une « stratégie » sans une radiographie poussée de la situation de la PNH, l’état des troupes et des moyens. Mais les premiers éléments permettent de comprendre que « la PNH est confrontée à des problèmes ».