« Le soutien des partenaires internationaux pour juger la grande criminalité, la réforme de la police et l'appui à la création d’un gouvernement de transition ouvert et inclusif contribueront davantage à un retour à la stabilité que l’organisation d’élections précipitées », a alerté International Crisis Group, indiquant que le référendum sur la constitution et l'organisation des élections ne devraient pas être la priorité du pays.

« Après le séisme, les puissances étrangères, telles que les États-Unis, ont abandonné leur demande initiale d’organisation rapide d’élections dans le pays. Comme le reconnaissent à présent des hauts responsables à Washington, précipiter un scrutin pourrait porter préjudice aux opérations de secours actuelles et pourrait redonner lieu aux erreurs de 2010, lorsque peu de temps après le séisme, les États-Unis, les Nations unies et d’autres acteurs internationaux ont exigé que le pays maintienne les élections. Loin d’aider Haïti à se relever de la catastrophe, ces élections à la hâte ont été marquées par une très faible participation, une campagne timide et des conflits de légitimité, entraînant un cycle de violence et d’affaiblissement des institutions qui a débouché sur l’impasse actuelle », a expliqué l’organisation internationale.