Haïti vit des jours difficiles sous le joug des gangs. Ces associations de criminels kidnappent, tuent des gens, bloquent des routes et empêchent la circulation des biens et des services.  Les gangs essaiment à longueur de journée des balles au centre-ville de Port-au-Prince, ce qui contraint magasins, écoles et  banques à fermer leurs portes avant l’heure. Depuis quelques semaines, ceux regroupés au sein du G9 ont décidé de bloquer la distribution des produits pétroliers au niveau du terminal de Varreux. Ce blocage, qui n’est pas sans incidence, occasionne, entre autres, le ralentissement des activités économiques, le dysfonctionnement de centres hospitaliers.

En mettant en échec la livraison du carburant dans les stations d'essence, les gangs amplifient la crise que connait le pays depuis plus de trois ans. La circulation des autres produits se trouve dans l’impasse. Dans certains quartiers de la capitale, même l’eau traitée n’est pas disponible. En moins de deux semaines, le prix des camions de distribution d'eau a plus que doublé. De trois mille gourdes avant la crise du carburant, le prix est passé jusqu'à 7 500 gourdes. Les prix du transport et des produits de première nécessité explosent. Il devient de plus en plus difficile pour les citoyens de se rendre tranquillement à leurs activités quotidiennes.